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 Archives : Le Poussin Déchaîné (Berry)

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June

Messages : 518
Date d'inscription : 14/05/2010
Age : 24
Localisation : Dans la lumière du swag.
MessageSujet: Archives : Le Poussin Déchaîné (Berry)   Mer 9 Oct 2013 - 17:03

[RP] Norf ! Encore un torchon s'attaquant à de pauvres gens.

Première publication :

Été 1458, péripéties berrichonnes.

http://www.univers-rr.com/RPartage/index.php?page=rp&id=7090

____________________

Alfred555



____________________

Alfred sortit par hasard de la mairie de Saint-Aignan. Chemin faisant, il prit tout à fait par hasard la direction de la place de l'église. Là, par un hasard encore plus grand, un gamin vendait des journaux à la criée. Alfred s'approcha pour voir de quoi il s'agissait, et en prit un en donnant une pièce au garçon. Par le plus grand des hasard improbables, c'était encore un journal satirique tapant allègrement sur des habitués au ridicule. Comme on dit, Dieu fait bien le hasard.

Il s'assit sur une bûche, et se mit à le lire tranquillement.


Citation :





Aux dernières nouvelles, la levée d’impôt de la dernière quinzaine n’est arrivée qu’en partie dans les caisses du duché. La cause ? Elle est bien simple : Les mairesses fieristes de Bourges et Châteauroux, respectivement Poumona et Goisse, estiment ne pas devoir en verser le montant au duché. Toute trace de l’argent a été perdue, et l’on est en droit de se demander s’il est encore en mairie ou s’il a pris un tout autre chemin.
Plusieurs hypothèses ont été trouvées à cet acte incompréhensible (rayer l’hypothèse inutile) :

  • Elles l’ont récupéré et s’en servent comme argent de poche, trouvant que le Fier ne les paye pas assez.
  • Elles ont pour mission de détourner ces fonds et de les reverser au Fier. L’argent servirait à financer les prochaines campagnes du Fier dont les caisses sont au plus bas depuis la déroute de Germanie.
  • Elles ont juste obéi à Tonton.
  • Elle le font pour embêter le Duc Renlie et son conseil ducal, et se faisant montrent à tous qu’elles n’ont cure du bien être du duché, mais cherchent seulement à satisfaire leur ego et font passer leur animosités personnelles avant tout.
  • Elles sont cruches.
  • Elles ont envie d’être inculpées de trahison, souhaitant visiter les geôles berrichonnes dont on leur a dit le plus grand bien.
  • Elles n’ont pas payé, parce que c’est la mode de faire la rebelle et que c’est flatteur de se sentir (im)puissant.


Nul doute qu’elles sortiront grandies de toute cette affaire. Qu’elles se rassurent, le ridicule ne tue plus.
Prochaine loi fieriste instaurée : La prime de dépaysement, versée aux membres du fier par les deniers publics, lorsqu'ils s'éloignent de plus d'un noeud de leur lieu de résidence.





Une cérémonie d’anoblissement est en cours, dirigée par le Duc Renlie et le Duc Thomasdeclerel, maréchal d’armes et Pair de France.

Celle-ci aurait presque pu passer inaperçue si, dans leur grande intelligence, deux personnes ne s’y étaient fait remarquer. Venus se faire anoblir en compagnie d’autres, les sieurs Bubul, seigneur de La Beausse, et Berruyer, seigneur d’Eguzon, tous deux vassaux du Duc d’Aigurande, se sont présentés à l’assemblée vêtus de haillons.

Cette tenue vestimentaire est d’autant plus troublante qu’il est de notoriété publique que la vie de gueux ne seyait point au sieur Bubul, et qu’il rêvait de devenir vassal d’un Duc, chose faite aujourd'hui grâce aux bons soins du Duc Georgepoilu d’Aigurande. Pourquoi donc des haillons ? Et sieur Berruyer ? A-t-il seulement suivi les conseil vestimentaires de son cher ami ? Ou est-ce une nouvelle façon de signifier leur mépris au Duc Renlie ?

Chers lecteurs, nous avons la réponse :
Si ces deux grands sages se sont présentés à la cérémonie dans de si beaux atours, c’est parce qu’ils n’en ont pas d’autre. Leur excellente gestion de leurs terres respectives a ruiné leurs domaines. Ils sont aujourd’hui sans le sous, et n’ont rien à envier à de simples gueux. À noter que ce sont ces personnes qui souhaitent prendre la tête du Berry lors des prochaines élections pour, soit disant, le bien des Berrichons. À moins que ce ne soit pour le pire ?

À vot' bon coeur pour deux pauvres nobles, Berrichons !





(NDLR : gossip = commère, en anglois.)

Lundi 21 juin 1458 :
Oh mon petit journal adoré ! Je suis follement heureuse. J’ai été élue mairesse de Châteauroux, fière victorieuse face à un branquignole qui a fait autant de voix que moi. Ca leur apprendra, à ces vilains pas beaux de Renaissance. À cause d’eux tout le monde est méchant avec moi.

Mardi 22 juin :
Je suis encore au conseil ducal. J’avais promis de démissionner une fois élue mairesse, mais tout le monde sait que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Enfin du coup, je traîne encore un peu, la partie de ramp’ n’étant pas terminée, mais surtout histoire d’enquiquiner le ducaillon et sa bande de prétentieux moralisateurs. Et aussi parce que je suis la (dé)conseillère la plus active qui soit.

Jeudi 24 juin :
On m’a pressé de partout, j’ai fini par démissionner. Tant pis, je réussirai bien à leur pourrir la vie depuis ma mairie. Alekine m’a remplacé au conseil, mais je crois qu’il n’est pas assez bien conditionné. Ce bêta ose réfléchir et répondre intelligemment.

Vendredi 25 juin :
J’ai ouvert l’entrepôt de la mairie. Ma prédécesseur, la femme de Gil qu’on n’a pas vue pendant ses trois mois de mandat, a fait du sacré bon travail de fieriste : Des masses de bois invendues, et que des haches émoussées. Pour le reste, il n’y a rien, et les caisses sont vides.

Samedi 26 juin :
Je vais tâcher de vendre mon bois, pour écouler le stock et renflouer les caisses, et montrer que j’en suis capable. Vroqu, la Cac ducale, en a besoin pour le duché, mais je n’ai pas envie de faire plaisir à cette cruche. Je prend contact avec plusieurs maires hors Berry.

Dimanche 27 juin :
Mon marché est naze, il manque de tout. C’est dimanche, ça attendra demain.

Lundi 28 juin :
J’ai un contrat pour 1600 stères de bois ! Youhou ! Je donne l’ordre de charger les charrettes, qu’elles soient prêtes à partir. Je dis à Vroqu que je n’ai pas de bois à lui vendre, ça lui apprendra !
Je mets toutes les haches disponible en forêt pour que la coupe de bois reprenne.

Mardi 29 juin :
Je regarde le reste des stocks et le marché. Il est vide de poissons, fruits, laine… J’ai la flemme d’en importer. Pour faire gagner des sous à la mairie, je prends une décision radicale : je décide de vendre le fer à 20,80 écus.

Lundi 5 juillet :
Le ducaillon despote demande à ce que je publie l’inventaire de ma mairie au château. Je l’ai déjà fait il y a deux semaines, je n’ai pas que ça à faire d’être contrôlée comme ça par des abrutis, je sais très bien gérer ma mairie toute seule ! D’abord !

Mardi 6 juillet :
Le ducaillon me menace de représailles, comme s’il allait me virer de ma mairie, alors que j’ai été élue ! M’en fiche de son avis ! Le larbin de Saint-Aignan s’invite au débat, et ose répondre à notre bon Berruyer. Je vais lui clouer le bec avec ma grande réthorique. Je lui dis : « Alfred, on se connaît ? »

Mercredi 7 juillet :
Je n’ai pas de nouvelle de mon contrat de 1600 stères, ça m’inquiète un peu.
Le lèche-botte ducal de Saint-Aignan m’a prise pour Dieu. Je suis très flattée.

Jeudi 8 juillet :
Tout le monde est méchant avec moi, personne ne m’aime.
Heureusement que tu es là, mon petit journal adoré.

Vendredi 9 juillet :
Les prix sur mon marché ont grimpé sur toutes les denrées, c’est la cata. Toujours pas de poisson ni de fruits.
Je me rebelle contre le despote prétentieux. Il peut toujours courir pour avoir son rapport . Et voilà qu’il me menace encore ! De toutes façons, il n’est pas cap’. Et même s’il le fait, je ferai en sorte que le Fier et moi passions encore pour une victime. Ce qui est vrai, en plus, on s’acharne contre nous sans raison. Nous qui sommes si gentils, si beaux, pas comme ces êtres stupides des partis d’en face qui croient faire de la politique. Ils sont tout juste bons à se faire cracher dessus.

Samedi 10 juillet :
Je suis mal barrée avec mes stères de bois. J’ai toujours mes stères, plus celles qui ont été coupées depuis trois semaines. Je demande à Vroqu qu’elle me les achète.

Dimanche 11 juillet :
Vroqu me dit qu’elle ne m’achètera pas mon bois tant que je n’ai pas reversé les impôts au duché. Nan mais pour qui elle se prend cette gourgandine ?! Eh ben puisque c’est comme ça, elle va les attendre longtemps, ses impôts !

Lundi 12 juillet :
Poumona est élue mairesse de Bourges ! Encore une très grande victoire fieriste, nous sommes les plus forts ! Bon, entre nous, elle n’est pas très maligne, mais elle a l’avantage d’être très facile à manipuler.

Lundi 19 juillet :
On a dit à Poum de ne pas verser les impôts de Bourges au duché. Et elle obéit ! C’est une excellente recrue. En plus elle se rebelle contre le ducaillon, qui ne veut pas qu’elle augmente le nombre de haches en forêt. À ce qu’il paraît, les gens vont en forêt plutôt que de prendre les embauches de la maréchaussée. Enfin ça, c’est le souci du faux-duc, et pas mon problème. On s'en fiche de la sécurité, en plus ça nous empêche de piller le château.

Mardi 20 juillet :
Dernier jour des élections, Alekine est en tête, nul doute qu’il va écraser son pitoyable concurrent.
J’ai toujours mes 1600 stères de bois. 1800 maintenant, faut dire…
Je fais le bilan de mon mandat : Gains nuls, ventes nulles. J’ai vraiment rien foutu, en fait.
Le marché est toujours aussi vide de tout, sauf de prix forts.
Mon successeur va encore devoir appeler le duché ou Saint-Aignan au secours.



Instantanés :

  • Il n’y a eu aucune perte au duché lors de la dernière guerre. Seulement un préjudice moral de 100 000 écus.

  • En poste depuis 56 jours, le commissaire aux mines Bubul27 vient de découvrir qu’il existait trois mines en Berry. À croire qu’il avait trop à Fier ailleurs.

  • Bubuldur, répondant à deux marauds anti-fieristes ayant osé l’interpeller, leur offrit l’étendue de son savoir rhétorique : « Mais ! je vous demande de vous taire ! »

  • Restructuration de l’Ost berrichon : Prochaine instauration de la cavalerie navale, permettant aux troupes, lors des futures défaites devant les remparts de Loches, de battre rapidement en retraite de l’autre côté du Cher sans être inquiétées.

  • Voyage en Poilury : Le poil fait des adeptes. On n’a toujours pas réussi à mesurer la longueur du poil dans la main de Bubul.

  • Rappel : La chasse au fieriste est interdite en dehors des dates prévues. Des battues pourront cependant être organisées hors période de chasse par les services du duché si le nombre de votants fieristes dépasse de plus de 215,59% le nombre d’inscrits sur les listes électorales berrichonnes.

  • Réforme de l’éducation : On ne lira plus aux enfants Jacques et le haricot magique, soit disant pour cause d’incitation à la sorcellerie, d’après les moines enseignants. L’ouvrage sera remplacé par Bubul et le poil géant, où Bubul grimpe le long du poil qu’il a dans la main pour aller s’asseoir à côté de Dieu et y revendiquer la place mais, vénalité oblige, ne peut s’empêcher de récupérer en douce quelques uns des trésors de la demeure du Très-Haut et est chassé par celui-ci du paradis, condamné à rejoindre le Fier et y travailler. Il s’avère par la suite que le poil est plus grand que ne l’est la puissance de Dieu, car Bubul n’en fout toujours pas une. À défaut d’être fils de Dieu, il devient vassal de Georgepoilu.


Demandes d’emploi :

  • Lécheur de bottes se met à disposition de fieristes ou, à défaut, d’autres va-nu-pieds.
  • Tourneur de pouces fieristes. Tranquillité assurée. Service à domicile ou au conseil ducal. 12 écus de l’heure.
  • Jeu de ramponneau ducal battu trop régulièrement par conseillers, cherche reconversion rapide ou retraite anticipée.


Offres d’emploi :

  • Parti politique déserté de son intellect, demande figurants dociles pour créer lueur de crédibilité.


Occasions :

  • Occasions à profiter de suite. Coups de pieds au derrière n’ayant servi qu’une fois. Bon état de neuf :
       La botte : 10 écus
       La botte molle : 15 écus
       La même, vernie : 20 écus
       La botte secrète (avec parpaing silencieux) : 50 écus
  • Superbe paire de claques, absolument neuve, conviendrait très bien à conseillers ducaux indisciplinés.


Divers :

  • Porc bon à tuer, mais aimant la vie, serait reconnaissant à qui lui ferait parvenir amaigrissant agissant rapidement.

  • Pour se distraire au Fier : Le dressage des tanches.
    Entre une revue de détail pileux et une séance de théorie sur les marques extérieures de respect, voici une distraction qui constitue le plus sain et le plus instructif des délassements. Elle permet par ailleurs d’augmenter le nombre des membres du parti.
    La tanche, animal compréhensif et affectueux, est, avec la bien célèbre carpe blonde de Saint-Aignan, le plus apte à s’adapter rapidement au dressage le moins intelligent qui soit.
    En très peu de temps, la tanche apprend à faire des (bu)bulles, brasser de l’air, injurier, et attirer l’attention sur la vacuité la plus totale de son esprit ravageur, suivant bien entendu ses possibilités et ses dispositions naturelles.
  • Les articles de ce journal sont absolument véridiques, ayant tous leur source auprès des rumeurs du Duc d’Aigurande.


La liberté d’expression ne s’use que quand on ne s’en sert pas.
Ce journal n’est pas anti-fieriste. Ils sont juste une source d’inspiration sans fin pour qui aime rire de la politique.
©1458 Le Poussin déchaîné, tous droits réservés.
Citation :
[hrp]Librement inspiré et réadapté à la sauce RR de, entre autres :

  • Le Canard enchaîné
  • L'Os à moëlle, Pierre Dac
  • Gossip Girl
  • Candide, Voltaire


Un grand merci aux Ljd fieristes pour leur marionnettes infiniment caricaturables.[/hrp]
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Dernière édition par June le Mer 9 Oct 2013 - 17:19, édité 1 fois
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June

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MessageSujet: Re: Archives : Le Poussin Déchaîné (Berry)   Mer 9 Oct 2013 - 17:08

[RP]Norf! Un deuxième torchon s'attaquant à de pauvres gens.

Deuxième publication :

Printemps 1459, péripéties berrichonnes.

http://www.univers-rr.com/RPartage/index.php?page=rp&id=11108

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Alfred555



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C’est marrant, il fallait que cela tombe toujours sur lui. Alfred, qui se baladait bien tranquillement dans un village, se prit en plein visage une page de journal, apportée par un brusque coup de vent. Sur l’instant, cela lui rappela quelque peu un événement semblable qui lui était arrivé une année auparavant. Parcourant le parchemin des yeux, il remarqua qu’il s’agissait, par un coup absolu du sort, d’une nouvelle publication d’un certain journal qui avait bien amusé les foules. Il se posa confortablement dans un coin, et se mit à le lire, le sourire déjà aux lèvres.

Citation :






Il était une fois au pays des Poilus, un Poilu en chef qui avait décidé d’entamer une grande révolution, qu’il appela « l’Injure », parce que comme on dit chez eux, « il faut injurier pour vivre, et donc vivre pour injurier », ce à quoi des sous chefs Poilus (oui, ça a existé) répliquaient inévitablement que « Il vaut mieux injurier d’arrache pied même s’il ne se passe rien que de risquer qu’il se passe quelque chose de pire en n’injuriant pas »

Parmi toutes ces choses à révolutionner, le Poilu en chef voulait que disparaissent tous les éléments gênant les Poilus dans leurs injures de tous les jours.

Décision avait donc été prise de tout faire pour supprimer ces gêneurs nommés « étrangers », que d’autres civilisations moins avancées nommaient « opposants politiques ».

Le Professeur Poilu, inénarrable inventeur du lavage de cerveau, fut prié instamment de remettre un rapport sur la disparition des nuisibles, afin de conclure qu’il fallait éradiquer les étrangers, ce qui fut bien évidemment rapidement fait (le rapport, pas l’éradication). Il est de tradition en pays Poilu de réfléchir en commission sur ce que l’on sait déjà. Il n’y a pas de petite injure…

Comme il ressortait du rapport Poilu qu’il convenait de faire disparaître les étrangers, il s’en déduisait que le chef Poilu avait raison, puisqu’il avait annoncé devant tout un collège d’insectes petits pois dits « sympathisants politiques » qu’il fallait supprimer les étrangers. On injuriait donc en rond, dans la plus grande tradition Poilue.

Oh, ce n’était bien sûr pas la première fois que les Poilus tentaient de supprimer les étrangers, qui étaient leurs principaux ennemis, mais le temps paraissait le bon. Ils critiquaient depuis si longtemps les insectes étrangers, que tout le monde était d’accord avec leur disparition. D’ailleurs, comme chacun le sait « Pour qu’il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours injurier les mêmes ». Alors toujours injuriait-on les étrangers, et eux seuls. Ainsi en était-il au pays des Poilus, où l’on appliquait le principe fondamental : « Il faut injurier tout ce qui bouge, et anoblir le reste. »

Suivant les préceptes habituels de la vie Poilue, tout se passa très vite, puisque « quand on ne sait pas où on va il faut y aller…et le plus vite possible ». Après la commission du Professeur Poilu, des groupes de travail furent mis en place auprès d’un sous chef Poilu aux questions des étrangers et des libertés. Seuls ceux qui étaient d’accord avec la disparition des étrangers avaient le droit d’y siéger, ce qui facilitait amplement l’avancée des travaux. On peut être Poilu et rester parfaitement logique avec soi même.

Cependant, les Poilus se rendirent vite compte que l’on ne pouvait pas supprimer totalement les insectes étrangers, qui avaient leur utilité dans le pays des Poilus. Qui injurier, sinon ? Il fallait donc leur trouver un équivalent, notamment pour former les mauvaises herbes Poilues, qui se développaient rapidement dans les marigots Poilus.

Pour ce faire, deux solutions furent trouvées. La première fut d’exporter des Poilus hors du pays des Poilus pour aller injurier les étrangers chez eux. La seconde fut de garder en vie quelques étrangers afin de pouvoir les injurier.

Et les Poilus étaient heureux, car ils avaient injurié d’arrache pied, et rien n’avait vraiment changé. Mais rien de pire non plus n’était arrivé.

Et les Poilus injuriaient, injuriaient…

Mais comme on dit chez eux, « On peut tout autant mobiliser son intelligence sur des bêtises, que sa bêtise sur des choses intelligentes ». L’intérêt étant, bien entendu, de paraître le plus intelligent possible.




Souvenez-vous ! Dans notre édition précédente, il était question d’une cérémonie d’anoblissement bien peu glorieuse pour deux éminents personnages berrichons. Mais cette pitoyable histoire n’était point terminée. Tous, à la rédaction du Poussin, avons été surpris de la suite des évènements. Les deux individus en question, à savoir les sieurs Bubul, seigneur de La Beausse, et Berruyer, seigneur d’Eguzon, tous deux vassaux du Duc d’Aigurande, s’étaient présentés à la cérémonie vêtus de haillons. Mais non contents de s’être fait remarquer par leur accoutrement, les deux tristes sires ont souhaité aller plus loin, à savoir refuser les seigneuries de mérite dont le Berry consentait à les gratifier pour services rendus. Sur le coup, tout le monde a cru que, en « vertu » de leur profonde animosité avec le Duc de l’époque, sa Grâce Renlie, ils avaient refusé ces fiefs pour ne pas avoir à lui prêter allégeance. Eh bien, sachez que nous nous sommes tous fourvoyés !

Ces messires, tous de haillons vêtus, trouvaient qu’une seigneurie ne seyait point à leur rang. À moins que ce ne soit au rang de leur ego ? Toujours est-il que, grâce à la bienveillance d’un Duc de Berry, à savoir le Vicomte George-Aristote (doté d’un ego bien plus grand encore), ces deux adeptes du poil dans la main (pour l’un) et de la langue de vipère (pour l’autre) se sont vus gratifier de baronnies de mérite. Nul ne sait pour quel motif, les deux individus ayant brillé par leur inactivité (pour l’un) et perniciosité (pour l’autre) entre les deux cérémonies. À croire qu’ils disposaient d’amis bien placés à l’hérauderie royale. Disposaient, car leur grand ami, le Duc Thomas a récemment été limogé de sa charge de Roy d’Arme. Il était moins une, dites donc !

Le Poussin note toutefois que, depuis sa nomination à la charge de héraut de Berry, le Baron Bubul, dict aujourd’hui « Berry », a manifestement tenté de couper le poil si coriace qu’il a dans la main. Après d’infructueux essais avec un rasoir, puis des ciseaux et une faux, la prochaine tentative serait d’user d’une scie à métaux. Les mauvais poils ont la vie bien dure !




Qui un jour est parvenu à les comprendre ?

Dernier exemple en date :
Deux quidams, berrichons, font une demande pour intégrer les Archives de France, institution royale en perpétuelle recherche de nouveaux archivistes. L’un est Fanfanlarose, nouvel habitant de Châteauroux, le second est Adilis, membre éminent du parti du FIER.

Réaction fieriste, en conséquence de ces deux demandes pour la même fonction :

  • Fanfanlarose n’est qu’un sale royaliste trahissant le Berry en entrant dans une institution royale.
  • Adilis est une fière berrichonne complètement désintéressée servant le Berry sans faille de par son infiltration dans une institution royale.

Logique imparable, n’est-ce pas ? À noter que seul le « sale royaliste » a été accepté au sein des Archives de France.

Autre exemple :

  • Lorsque dame Vroqu dépose une saisine à la Pairie, c’est une traîtresse au Berry.
  • Lorsque le baron Bubul dépose une saisine à la Pairie, c’est un héros du peuple berrichon.

L’acte est pourtant le même…

Pour tenter d’en comprendre plus, lisez l’ouvrage suivant. Ce n’est cependant pas dit que cela éclaire totalement votre lanterne…







Dernièrement, l’IRSEE (institut royal de la statistique et des études économiques) a réalisé le recensement des biens des habitants des Royaumes. De cette étude ô combien compliquée, dix noms sont ressortis: celui des dix plus grosses fortunes des Royaumes, comme indiqué ci-après :


Le Poussin attire l’attention de ses fidèles lecteurs sur le sixième nom de cette liste. Vous vous demandez pourquoi les caisses du duché de Berry sont vides ? Ne cherchez plus, nous avons retrouvé la cause du trou… et accessoirement, la destination de vos impôts. Cela nous permet d’ailleurs de confirmer l’une des hypothèses du premier article de notre publication de l’année dernière, sujet au détournement d’impôts.

Le Poussin attend avec impatience la publication prochaine de l’IRSEE, afin de vérifier si l’augmentation de cette fortune déjà conséquente est proportionnelle à celle des deux levées exceptionnelles d’impôts ayant dernièrement frappé le peuple berrichon.





NDLR : Le Poussin vous informe que, suite au décès brutal et inexpliqué de Goissip Girl qui a profondément affecté et peiné toute l’équipe de rédaction, il a été décidé à l’unanimité, parmi la grande quantité de journaux intimes dont nous disposions, que seul celui d’Adilissip Girl était digne de remplacer le journal de Goissip Girl, et d’être publié dans notre édition.

Jeudi 19 mai 1459 :
Oh mon petit journal adoré ! Je suis follement heureuse. J’ai été élue au conseil ducal du Berry, en septième position sur la fière liste FIER qui écrase tout sur son passage, face à une liste de branquignoles qui n’a eu que quatre sièges. Ça leur apprendra, à ces vilains pas beaux de RP. À cause d’eux tout le monde est méchant avec moi.

Samedi 21 mai :
Mon cousin Georginou a été désigné Duc du Berry. Et c’est pas n’importe qui ! Il est le Duc au plus grand nombre de mandats en Berry. Ne me demande pas à combien il en est, ô mon petit journal adoré, ça fait plus de mandats que je n’ai de doigts pour les compter et, du coup, je ne saurais pas te répondre.

Dimanche 22 mai :
Aujourd’hui, mon cher et vénéré cousin et Duc m’a nommée juge de Berry. J’suis trooop contente. J’ai le droit de faire tout ce que je veux tant que je relaxe tous nos sympathisants, même s’ils ont fait de grooosses bétises. C’est ça, la justice impartiale et juste !

Mardi 24 mai :
J’ai fouillé dans les archives de procès, histoire que je n’aie quand même pas l’air trop bête, rien qu’au niveau du vocabulaire. D’ailleurs, j’ai trouvé une formule sympa dans de vieilles archives : « Durex, c’est du latex ! » Ça en impose, hein !

Mercredi 25 mai :
En fait, j’ai mal lu. C’est « Dura lex, sed lex ». Mais… comme je n’ai pas encore appris le grec, je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Juste que c’est dur, si je crois comprendre.
Mais ce n’est pas le métier de juge qui est dur, c’est même franchement fastouche. Tellement facile qu’il suffit de recopier grossièrement les verdicts de mes prédécesseurs et de les prononcer avec la fabuleuse intelligence qui est la mienne lors des audiences.
Il y a quand même des trucs très compliqués dans certains verdicts des archives. Il y en a un, c’est notre chère Oufette qui l’a prononcé, et je ne comprends pas tout. Elle a dit « la Cour vous relaxe des fautes qui vous sont inculpées. » Il faudra que je lui demande conseil.

Jeudi 26 mai :
Pour ne plus avoir à subir les ouins-ouins des opposants, on a décidé de transférer le conseil ducal dans les locaux du FIER. Comme ça, on pourra discuter tranquillement sans être embêté par ces abrutis !

Vendredi 27 mai :
C’est pas juste ! La reyne a osé refuser une nouvelle fois l’allégeance de mon chère et tendre et vénéré cousin Georgepoilu. M’en fiche, on l’a élu, et c’est pas une vilaine basine qui pourra nous empêcher de le garder comme Duc ! Ah mais !
Et l’autre cruche de Vroqu qui s’est empressée d’afficher le tract de la reyne en mairie de Châteauroux, où je suis conseillère… comme si ça les concernait là bas. Ce sont tous des méchants ! Ils nous veulent du mal, au FIER et à moi, c’est sûr ! Et on ne va pas se laisser faire !

Samedi 28 mai :
Pffff... ça débat à Châteauroux comme quoi notre cher Duc devrait démissionner, et suivre l’exemple de Fanfan à la mairie de Châteauroux lorsqu’il a démissionné devant l’amicale invitation du Duc et l’arrivée de l’armée notre dévoué héraut Bubul au pied des murs de la ville, menaçant de donner l’assaut au cas où il refusait. Ils ne comprennent pas que ça n’a rien à voir ! Fanfan était en infraction avec la loi sur la citoyenneté berrichonne, vu qu’il est en Berry depuis moins de trois mois. Alors que mon cousin n’est que félon à la couronne de France. Mais nous, on s’en fiche de la couronne de France… ce sont de sales étrangers qui ne comprennent rien au Berry. Quand je vous dis qu’on ne peut pas comparer ! Et en plus, ils ne veulent pas me croire…

Mardi 31 mai :
Je n’y crois pas... Zoyah m’a traitée d’hypocrite ! Faut croire qu’elle ne s’est pas regardée, celle là ! Avec ses faux airs de grande dame… et en plus, j’ai entendu à la taverne du FIER qu’elle aurait violé des prisonniers qu’elle avait condamné alors qu’elle était juge. Elle n’avait vraiment personne à se mettre sous la dent pour en arriver là…

Vendredi 3 juin :
Je n’y crois pas… notre dévoué Thomas vient d’être viré de son super poste de Roy d’Arme. Je ne vais pas pouvoir obtenir le titre de marquise dont je rêvais… ouiiinnnnn. C’est pas juste… Berru et Bubul ont pu en profiter, eux !
Et l’autre folle de Vroqu qui s’est amusée à afficher l’annonce de son limogeage à la mairie de Châteauroux ! Ah, elle fait bien la maline, là ! Je lui fais remarquer que la mairie n’est pas le lieu pour afficher sa propagande anti-fieriste. Et l’autre abruti de curé déluré avec sa rousse qui me répond que ce n’est pas anti fieriste mais que c’est la « vie du Royaume ». Il y a vraiment des baffes qui se perdent, hein ! Bien sûr que c’est anti-fieriste ! Tout ça n’est qu’une grande manipulation visant à nous déstabiliser aux yeux de tous ! Nous qui sommes si gentils, si beaux, pas comme ces êtres stupides des partis d’en face qui croient faire de la politique. Ils sont tout juste bons à se faire cracher dessus. Et comme je le dis à la rousse, c’est tout à fait normal que notre cher Duc méprise les gens qui le méritent ! Les gens comme elle, en fait !
Et puis je leur fait remarquer que s’il y a uniquement des fieristes à tous les postes, c’est parce qu’il n’y a personne de meilleur pour s’en occuper ! Ah mais !

Samedi 4 juin :
C’est bon, j’abandonne. Je comprends pourquoi Châteauroux est isolée du reste du Berry. Tout ça parce qu’ils refusent d’entendre la bonne parole fieriste. Ils commencent à vraiment me casser les pieds, ces abrutis là.

Mercredi 8 juin :
Je demande à Vroqu pourquoi elle n’a pas affiché l’annonce qui concerne la démission de son cheeer ami Alfred de ses fonctions d’archiviste aux archives de France. Il paraît qu’il s’est enfui du Berry il y a environ deux mois. Chez nous, on l’appelle mini-Renlie, celui-là. Toujours à se la ramener quand il ne faut pas. Je suis bien contente qu’il ait été viré. Bon… il y a marqué « profond regret d’accepter la démission », mais c’est sûr, il s’est fait virer. Il a dû pleurer et ça a été déguisé en démission pour ne pas lui faire de peine, à ce petit. Tiens, d’ailleurs je m’aperçois que c’est à lui que j’ai piqué la mise en forme de mes verdicts.
Mais au fait, dans cette annonce, il est marqué que le poste d’archiviste politique est libre. Et la politique, ça me connaît. Aller, je vais postuler !
Ah et… je crois que Banane a un faible pour moi…

Lundi 13 juin :
Snif… Fanfan m’a coupé l’herbe sous le pied. C’est lui qui a été pris au poste d’archiviste ! C’est pas juste ! Je les déteste tous !
Par contre, il y a un truc marrant en gargote : notre fameux faussaire fieriste a déposé une fausse annonce de la reyne, et tout le monde y a cru ! Ce que les gens sont bêtes…
En fait… tous n’y ont pas cru. À la mairie de Châteauroux, ils ont tout de suite trouvé la supercherie. Grrr… je les déteste !

Mardi 14 juin :
Je suis quasiment sure… Banane a vraiment un gros faible pour moi. Il va me faire rougir s’il continue…

Mercredi 15 juin :
Cette sale fouineuse de Vroqu annonce qu’elle a découvert qui était le faussaire. Mais elle va pas bientôt nous ficher la paix, celle là ?! Marre, marre, marre !

18 juin :
Vroqu récidive en mettant une nouvelle annonce de la reyne au sujet de Thomas. Je n’ai qu’une envie, c’est qu’on la mette en procès, afin que je puisse la faire pendre ! Et qu’on en soit enfin débarrassé !

Mardi 28 juin :
C’est horrible ! De vils tourangeaux ont osé attaquer le Berry, soit disant pour bouter mon cousin hors du trône ! Bubul, notre fier héraut de Berry a immédiatement protesté au bureau de la Pairie contre cette agression intolérable !

Mercredi 29 juin :
C’est horiiiiible. Notre cher Duc a été gravement blessé par un coup porté en son dos par un vil tourangeau. Mais le pire, c’est que ça a éclaboussé ma houppelande… elle est fichue, je ne pourrai jamais faire disparaître les tâches.
Banane a pris ma défense devant tout le monde et cloué le bec aux abrutis de la mairie… c’est sûr, il m’aime. Oh mon petit journal adoréééé… qu’est-ce que je dois faaaaaiire ?

Vendredi 1er juillet :
C’est horriiiiible. Bimba, venu à Bourges en renfort depuis Châteauroux a été poutrée avec ses compagnons de voyage par Bubul, notre héraut qui commande notre armée. Il paraît qu’on avait oublié de lui dire qu’elle s’habillait à la mode tourangelle. Je veux sortir d’iciiiii… j’ai peur.
Alleaume en a profité pour mettre en procès tous les blessés ennemis qu’on a ramassé suite à la victoire éclatante de nos troupes devant les remparts de Bourges. Ils vont devoir me supplier à genoux et me baiser les pieds pour avoir la vie sauve, ceux-là !

Samedi 2 juillet :
Mon cousin a choisi de déléguer ses pouvoir à Alleaume, le temps de sa convalescence. C’est injuste ! Seule moi, en tant que sa cousine, pouvais parler et gouverner le plus efficacement en son nom ! Je me plaindrai à qui de droit ! Je me demande si je ne vais pas déposer une saisine à la Pairie pour dénoncer cette usurpation !



Demande d’emploi :

  • Duc décavé, connaissant parfaitement blasons, chevaux, tarentelle et ramponneau, accepterait situation gendre commerçant ou banquier. Incompétence assurée.
  • Compagnie des trois A (Alleaume-Alekine-Adilis) cherche bonne place dans annuaire juridique pour conseils avisés suite excellente expérience conseil ducal.
  • Parti politique berrichon recherche débutants expérimentés. Débutants débutant s’abstenir.

Offres d’emploi :

  • Duché Berry demande contribuables spécialisés dans le paiement d’impôts.
  • Ville berrichonne assiégée recherche veilleurs de nuit.
  • Berruyer et Bubul recherchent troisième Bouffon pour concurrencer trois A.
  • Recherche messires robustes, de tempérament calme, et ayant les nerfs solides, pour garder George-Aristote.
  • On demande pour petite ville sud Berry bon spécialiste des lettres anonymes pour créer sujets discordes. Références exigées.

Correspondances :

  • Poum, c’est pas des coups à faire par ce temps-là. Reviens avec la clé de la cave, et je pardonne.

Occasions :

  • À vendre, jolie collection de pots de vin. S’adresser n’importe qui ayant l’oreille du régent.
  • À vendre, gants en laine avec doigts supplémentaires permettant de compter au delà de 10. La paire : 30 écus.
  • À vendre, chapeaux renforcé de petite taille. Conviendraient à messires ayant la grosse tête.

Divers :

  • Recherche personne désespérée encore capable de payer ses impôts, pour payer mes impôts.
  • Les articles de ce journal sont absolument véridiques, ayant tous leur source auprès des rumeurs du Duc d’Aigurande.


La liberté d’expression ne s’use que quand on ne s’en sert pas.
Ce journal n’est pas anti-fieriste. Ils sont juste une source d’inspiration sans fin pour qui aime rire de la politique.
©1459 Le Poussin déchaîné, tous droits réservés.
Citation :
[hrp]Librement inspiré, et assaisonné à la sauce RR de, entre autres :


  • Le Canard Enchaîné,
  • Texte adapté de Et les Shadoks pompaient...(hommage à Claude Piéplu), par Gascogne, Journal d’un avocat, http://www.maitre-eolas.fr,
  • L’Os à Moëlle, Pierre Dac,
  • Goissip Girl,
  • Série des Que sais-je ?, des Presses universitaires de France,
  • Accueil des Royaumes Renaissants,
  • Forums des Royaumes Renaissants.


Un grand merci aux ljd fieristes pour leurs marionnettes infiniment caricaturables.[/hrp]

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MessageSujet: Re: Archives : Le Poussin Déchaîné (Berry)   Mer 9 Oct 2013 - 17:09

[RP]Norf! Un deuxième torchon s'attaquant à de pauvres gens.

Troisième publication :

Été 1459, guerre entre le Royaume de France et le Ponant. Avec le Berry au milieu.

http://www.univers-rr.com/RPartage/index.php?page=rp&id=11108

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Alfred555



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Alors qu’Alfred se promenait tranquillement quelque part en chantonnant un des morceaux en vogue du moment « Tout, tout, tout vous saurez tout sur les fieristes : Les vrais, les faux, les laids, les beaux, les durs, les mous, les grands, les gros, les p’tits, les poilus… », il ramassa au détour du chemin un journal qui traînait là. Et il se mit à rire. C’est bête, hein.

Citation :





Citation :

Extrait du journal « Le Berry » permettant d’en comprendre un peu plus sur cette guerre :

Bourges, par notre envoyé spécial.

C’EST DEPUIS le quartier général opérationnel tourangeau, installé quelque part au pied des remparts de Bourges, que le commandant en chef des troupes coalisées a commenté les premiers développements – et les premières avancées – de l’opération Doux Berry.
Grand, la quarantaine athlétique, vêtu du harnois camouflé en acier poli de climat tempéré en milieu semi-urbain (une armure de striures ocres et terre de Sienne brûlée, et de mouchetages vert sombre sur une trame noire et blanche, auxquels s’ajoute le blason – moins discret –), le commandant a tenu à dédramatiser la situation, insistant sur le caractère « préventif » et la nature « pacifique dynamique » de l’offensive tourangelle. Selon lui, les opérations se passent « très bien », sans perte des deux côtés, sauf quelques « incidents inévitables », tel celui survenu près du fief de Chantôme, où un char à bœufs a écrasé « un ou deux » poulpes ainsi que « quelques » gardes.

Hormis ce « drame mineur », le commandant a évoqué les catapultages ayant touché un certain nombre d’installations militaires et de communications le long de la route reliant Saint-Aignan sur Cher à Bourges. Frappes extrêmement ciblées a même estimé le général en chef, « exceptionnellement meurtrières ». À cet instant l’aide de camp tourangeau a tenu à préciser que le commandant avait voulu dire « meurtrières exceptionnellement ».
L’abbaye de Noirlac, prise pour un poste d’observation serait « très gravement endommagée ».
Naturellement, la sécurisation des axes de communication implique que soient aussi frappés les noeuds de communication. « Je suis sûr que les Berrichons comprennent parfaitement que nous avons un cahier des charges offensif minimum » a déclaré le commandant en chef, ajoutant, avec cette jovialité virile très tourangelle : « De toutes façons, c’est à eux de savoir s’ils préfèrent un poilu rasoir ou un poilu rasé ». Et de rajouter, l’air débonnaire : « Savez-vous où il fait le plus froid ? Devant la cathédrale de Tours, parce que les deux tours en gèlent. » Puis, après un rire : « L’été en Berry, c’est un peu notre colonie de vacances. D’ailleurs, dites à votre régent que nous le remercions de son invitation. »

LE PROJET D’OPÉRATION concocté contre le Berry poiluïste avait été primitivement et spontanément baptisé « Grosse fessée » par les autorités tourangelles, qui ne décoléraient pas contre le régent du Berry. Ce nom de code était fort populaire mais le commandant en chef de l’expédition, inquiet des critiques qu’il pouvait susciter dans l’opinion berrichonne, parvenait à imposer une nouvelle appellation, « Doux Berry ». Ce nouveau nom de code avait l’avantage de suggérer que la Touraine n’intervenait pas contre un duché et un peuple aimables au fond, mais contre une « clique gouvernementale dévoyée ».

C’EST PEUT-ÊTRE le premier gros « dommage collatéral » de cette guerre : selon des sources civiles berrichonnes concordantes qui restent à vérifier, un drame serait survenu sur la route reliant Sancerre à Bourges. C’est après avoir fait une sortie en trombe de Bourges, à la tête de la cavalerie berrichonne – les fameux « Lapinous montés » – que le capitaine Bubul se serait engagé à vive allure sur la route en question, afin de massacrer ou faire prisonnier les blessés tourangeaux restés à terre des combats de la veille. La colonne d’acier aurait alors percuté « un certain nombre » de renforts berrichons encore en civil venant de Sancerre arrivant en sens inverse ou pris de flanc par l’irruption de la cavalerie. Ces renforts, ignorant dans leur grande majorité l’imminence d’une sortie berrichonne auraient alors pour la plupart été grièvement blessés ou tués.

Invitation ? Mais de quelle invitation peut-il s’agir ? Suite à une grande enquête menée par nos journalistes, la réponse a été trouvée, non sans difficultés. L’origine de cette guerre aurait été un simple amusement de tête couronnée, tâchant vraisemblablement de trouver comment rompre la monotonie de leur vie confortable. Pour cela, il faut revenir quelques mois en arrière, au moment du passage à la nouvelle année berrichonne.

Comme vous le savez – et peut-être pratiquez vous cet exercice – il est de coutume d’envoyer une carte de vœux à sa famille, ses amis où il est généralement question de santé, d’argent, d’amour, de souhaits… Eh bien sachez que vos dirigeants raffolent aussi de ces cartes de vœux. Au détail près, que cette année, les dirigeants des duchés voisins du Berry ont reçu de la part du régent du Berry la carte de vœux suivante :




Vous comprendrez aisément que les armées ravageant actuellement le Berry ne sont que la réponse à cette charmante invitation.






C’est la débandade au FIER. Après le limogeage début juin du Duc Thomas de son poste de Roy d’arme, c’est au tour du baron Bubul, remplaçant du sieur précédemment nommé au poste de héraut de Berry d’être prestement remercié par les hautes instances royales.

Cette succession de renvois pose le problème sous-jacent des missions de délégation au sein du FIER. Intégrer une institution royale est intéressant et offre des postes de prestige. Là où le bât blesse avec nos chers fieristes, c’est qu’ils se revendiquent anti-royalistes. Pourtant, il n’est point possible de servir en même temps deux maîtres ayant une haine viscérale l’un envers l’autre. Lorsque nulle animosité ambiante ne les oppose, tout se passe bien. Mais dès qu’ils entrent en conflit comme cela a été le cas lors de cette guerre, le problème est bien plus grand. Le pauvre Bubul a été poussé à user de sa position de héraut pour intervenir en Pairie en faveur du régent Georgepoilu, là où sa neutralité aurait dû s’imposer, ce qui a scellé son sort à l’hérauderie.

Ajoutons que le Poilu est bien malin. À faire à tour de bras de ses sympathisants ses vassaux, il dispose de moyens de pression sur eux afin d’en disposer à sa guise. En cas de refus, le récalcitrant perd le fief de vassalité dont il s’était vu gratifier. Le fabuleux principe du « t’es coincé ». Par le plus grand des hasards, le baron Bubul était justement vassal du Duc d’Aigurande.

Nul doute que ceux ayant un minimum de méninges réfléchiront à l’avenir quelques instants – exception faite des plus avides – avant d’accepter quoi que ce soit de ce vil personnage. Cher Bubul, toute nos condoléances.






Dimanche 10 juillet :
Ô mon petit journal adoré. C’est horrible ! Notre bon Bubul vient d’être limogé de son poste de héraut du Berry par les ingrates instances royales. C’est trop injuste. Tout le monde est méchant avec nous. Nous qui sommes si gentils, si beaux, si compétents…

Lundi 11 juillet :
Pfff... mon cousin m’a rétrogradée du poste de juge au poste de procureur ! Et il a mis son vassal au poste de juge. C’est pas juste, c’était moi la meilleure à ce poste ! Je vais bouder pour la peine, na.

Mardi 12 juillet :
Les tourangeaux ont eu peur des Bretons qui ont mis le siège devant Chinon. Ils battent en retraite, l’épée entre les jambes. Victoire !
Notre juge est trop marrant. Il a condamné une pauvre fille juste parce qu’elle a cité Vroqu, Elsie et Spagyricus dans sa défense. Et comme il ne les aime pas, il lui a mis un jour de prison par « ami ». Encore une grande victoire de la justice berrichonne impartiale et juste !

Mercredi 13 juillet :
Procureur, c’est chiant. Ça me gave déjà. Il faut que j’inculpe un gars, mais j’ai pas envie de bosser. Aller, zou. Je ne prononce rien, et juste pour la forme, tout ce que j’écris dans l’acte d’accusation, c’est : « … ». Youhou… je suis trop forte. Vite fait, bien fait. Du sacré bon boulot de fieriste.

Jeudi 14 juillet :
Je suis trop contente ! Je vais enfin pouvoir me payer la tête de Vroqu ! Mon cher cousin m’a ordonné de la mettre en procès pour trahison. Depuis le temps que je dis qu’il fallait le faire ! Et bim… inculpée pour trahison. Ça lui apprendra à déposer une saisine en pairie contre Georginou, à cette mégère !
Et je sais que notre juge ne lui fera pas de cadeau. Il la déteste tellement… il réduira son temps de parole au minimum possible. Ça lui fera les pieds. On aura vite fait de passer au réquisitoire ! J’espère qu’elle va me supplier à genoux d’être clémente avec elle, mais elle peut rêver ! C’est ça, la justice berrichonne impartiale et juste. Tous les opposants, au gniouf !
Et tiens, pour bien lui montrer que je ne me laisse pas faire, je signe au nom du Duc Georgepoilu. On s’en fout qu’il ne soit que régent, nous ! C’est notre chef. En plus il est grand, il est beau, il est fort. Bon… il est poilu.
Pendant que j’étais à la tribune électorale du FIER pour répondre aux questions des habitants, un fou tout de blanc vêtu est arrivé dans un grand dérapage de roue aux rênes d’un grand char blanc, avec un type qui criait derrière « Arrête ton char, Ban Hane ! ». Sur le coup, je n’ai pas compris, mais en fait c’était Banane, qui venait encore me faire la cour. J’avais des frissons partout, si tu savais ô mon petit journal adoré… il a sorti le grand jeu : colombes, fleurs, chanson… je ne savais plus quoi diiiire. Pour le remercier, je lui ai demandé si il avait voté pour la bonne personne.

Vendredi 15 juillet :
C’est injuste ! Parce que Alleaume, notre nouveau prévôt a suspendu Saaba de son poste de douanier, le maire de Châteauroux m’a viré du conseil municipal ! Tous ça parce que soit disant on ne sait pas écouter les gens… pfff alors que c’est eux qui n’écoutent jamais ce qu’on dit. En plus, ils ne sont jamais d’accord avec nous, c’est eux qui devraient être virés !
Depuis que Banane me court après, j’ai demandé à mon cousin si je devais porter une ceinture de chasteté. Il m’a répondu que je n’en avais pas besoin. Mais je n’ai pas compris pourquoi…

Samedi 16 juillet :
Je suis dé-gou-tée ! Vroqu a appelé un témoin à la barre. Et selon les règlements, ça augmente son temps de parole pour se défendre, et je ne peux du coup pas faire mon réquisitoire. La garce ! J’espère que notre juge pourra contourner tous ces règlements ni vu ni connu, j’ai pas envie que ce procès traîne trop. Je veux la voir croupir dans un trou ! À cause d’elle, tout le monde est méchant avec moi. Moi qui suis si gentille, si belle… Si gentille et si belle que j’ai mis un râteau à Banane. Ça lui apprendra, il n’a qu’à pas être ami avec Zoyah et Vroqu. Et puis de toutes façons, il a le teint jaune, et j’aime pas.







Bubulier :
Travail : Des portes se referment. Vous avez le sentiment que votre travail n'est pas reconnu.
Famille : Vous n'avez guère le moral. Vous éprouvez le besoin d'être soutenu, réconforté par vos proches.

Tourona :
Travail : L'organisation est le point important. Ne laissez rien au hasard, ne vous laissez pas détourner de votre travail.
Santé : Ça vous ferait une belle jambe de cesser de vous éparpiller.

Gelleaume :
Travail : Vous vous renfermez trop sur vous-même. Montrez que vous êtes capable d’ouverture d’esprit, et d’écouter vos interlocuteurs.
Santé : Ménagez-vous, car vous avez abusé de vos forces et vous vivez perpétuellement sur des charbons ardents.

Cancer_g :
Travail : Avec votre entourage, vous êtes assez directif. Évitez tout de même d'imposer trop brutalement votre volonté.
Amour : Vous avez le sentiment que votre vie tourne au ralenti et cela ne vous convient pas. Vous en êtes la raison. N'attendez pas plus longtemps, prenez l'initiative.

M1nion :
Travail : Vous êtes sur la bonne voie. Montrez ce que vous savez faire et persuadez les autres par vos compétences.
Santé : Un fort potentiel d'énergie, utilisez-le au mieux pour que cela ne se retourne pas contre vous.

Viergilis :

Travail : Veillez à toujours agir avec intelligence et intégrité. Ne vous laissez pas détourner du droit chemin.
Amour : Réjouissez-vous, vous êtes sur le point de succomber à l’amour de votre vie. Vous avez l'impression de vivre dans un rêve et vous espérez que ça va durer.
Santé : La jaunisse vous guette.

Balangelinace :

Travail : Tournez sept fois la langue dans votre bouche avant de parler. Dans le cas contraire, vous pourriez le regretter.
Santé : Attention, une armée vous attend au détour du chemin. Vous pourriez être blessée pendant un temps incertain.

Skorripion :
Travail : Vous manquez de confiance en vous et cela pourrait nuire à votre travail. Reprenez-vous et combattez, les choses se règleront d'elles mêmes.

Whoopitaire :
Travail : On ne vous voit plus ces temps-ci. Montrez-vous, on pourrait vous oublier.

Gapricorne :
Travail : Vous êtes trop enthousiaste. Oeuvrez avec recul et modération.
Famille : Attention aux caprices. Vous vous mettez à jouer les enfants gâtés. Il faudra prouver votre sens des responsabilités.

Berruseau :
Travail : Veillez à garder la bouche cousue. Votre entourage vous en sera grandement reconnaissant.

Poussin :
Travail : Vous vous laissez aller. Prenez garde à ne pas vous faire prendre votre place.
Argent : Tout ce qui concerne les questions financières doit être étudié avec soin. Évitez les litiges d'argent, qui vous entraîneraient dans des situations malheureuses et compliquées.



Demande d’emploi :

  • Jeune homme très scrupuleux, cherche place chez monsieur sans scrupule, mais riche, pour échange.
  • Maître tailleur demande place de censeur.

Correspondance :

  • Léandre, épouse-moi ou je te vends aux fieristes.
  • Adilis, mon petit navet, reviens. Je ne pourrai jamais vivre sans toi. Ramène ta fraise avant que ma banane ne soit blette.

Occasions :

  • Panoplie de voleurs de poules. Réduction de 30% aux membres des Renards.
  • Joli nécessaire à remonter le moral, se composant d’un tonnelet de rouge de Sancerre. Résultats garantis. Conviendrait à héraut déprimé.

Divers :

  • Flacons vides pouvant être remplis au moment voulu de n’importe quoi. Effet de surprise garanti.
  • Tube de l’été 1459 : Par Grand Inquisiteur Malade, Alleaumé le feu. Si toi aussi, tu as envie de brûler tous ceux qui ne sont pas d’accord avec toi, cette chanson est pour toi.
  • Bal des maréchaux : le prévôt propose un concours de témoignage sous X.
  • Les articles de ce journal sont absolument véridiques, ayant tous leur source auprès des rumeurs du Duc d’Aigurande.

La liberté d’expression ne s’use que quand on ne s’en sert pas.
Ce journal n’est pas anti-fieriste. Ils sont juste une source d’inspiration sans fin pour qui aime rire de la politique.
©1459 Le Poussin déchaîné, tous droits réservés.
Citation :
[hrp]Librement inspiré, et assaisonné à la sauce RR de, entre autres :

  • Le Canard Enchaîné,
  • L’Os à Moëlle, Pierre Dac,
  • Goissip Girl,
  • The Monde (n°1), journal satirique et humoristique

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MessageSujet: Re: Archives : Le Poussin Déchaîné (Berry)   Mer 9 Oct 2013 - 17:09

[RP] Norf ! Un autre torchon s'attaquant à de pauvres gens

Quatrième publication :

Automne 1459 : occupation du Berry par les forces royalistes et pseudo indépendance du Berry. Péripéties berrichonnes.

http://www.univers-rr.com/RPartage/index.php?page=rp&id=12103

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Alfred555



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Ça alors... une nouvelle publication de son journal favori. Alfred en acheta avec impatience un exemplaire au gamin qui passait là, puis se jeta dans la lecture, dévorant la revue des yeux. Il constata avec plaisir que les habituelles cibles du journal étaient revenues en force dans cette édition.

Citation :




Le Poussin s’est étonné du nombre anormalement bas de nobles présents à la cérémonie d’allégeance au « Duc de Berry », Alleaume de Niraco. Le Poussin entend déjà les mauvaises langues dire que les absents à cette cérémonie sont tous des traîtres partisans royalistes qui refusent de voir en Alleaume, déclaré félon par la Couronne de France, le légitime Duc de Berry.

Mais non, pas du tout. Si bien des nobles sont absents à cette cérémonie, c’est parce que le lieu de rendez-vous donné est bien trop vague. Georgepoilu d’Aigurande, bombardé « correspondant nobiliaire » en l’absence de héraut du Berry, n’a en effet indiqué comme lieu de rendez-vous dans son courrier, que le « lieu dit de Bousane, dans les forêts du sud-ouest du Berry. » Ce qui est en effet peu précis, quand on connaît la densité des forêts berrichonnes, dont le bois est réputé.

Peut-être le héraut improvisé aurait dû signifier que ce lieu-dit de « Bouzanne » était situé sur ses propres terre d’Aigurande, afin d’en donner une meilleure localisation.
Le Poussin note d’ailleurs que le Duc d’Aigurande ne sait pas orthographier le nom des terres de son domaine. Il s’agit du lieu dit de « Bouzanne », et non de « Bousane ». Cette erreur n’étonne guère le Poussin, le Duc d’Aigurande brillant plus par son aptitude à étendre ses terres qu’à les gérer. Le Poussin suggère d’ailleurs au Duc, en l’honneur de deux de ses plus fidèles lieutenants, le Baron Berruyer et le Vicomte George-Aristote, de rebaptiser ce lieu-dit du nom de « Bouse-âne ».

Toujours est-il qu’un nombre certain de nobles manque encore à l’appel de l’allégeance. Aux dernières nouvelles, l’un d’eux aurait été dévoré par des loups, si l’on en croit les hurlements entendus des lieues à la ronde. D’autres auraient pris peur en rencontrant des renards. Une dizaine se seraient égarés. On les cherche encore. De plus, il semble que même les pigeons aient perdu leur route, certaines lettres d’allégeance n’étant pas parvenues à destination.

Mais surtout, certains auraient été refoulés à cause du mot de passe. Les organisateurs de cette cérémonie avaient tellement peur que des espions tourangeaux ou royalistes ne viennent les perturber, qu’un mot de passe secret a été fourni aux nobles devant venir prêter allégeance. Le hic, c’est qu’afin d’éviter toute fuite, le mot de passe était un peu… particulier. Après enquête, le Poussin a pu obtenir ce mot de passe. Il s’agit de la phrase « Je suis un fieriste convaincu. » C’est bien malin. Aucun tourangeau ou royaliste n’oserait prononcer cette phrase. Ainsi, nul importun ne pourrait venir jouer les perturbateurs. L’un des nobles, ayant bafouillé, se serait vu expulser manu-militari de la cérémonie. Il aurait prononcé les mots « Je suis un fieriste con et vaincu. » À croire que cela n’a pas été apprécié.

À tout cela, il faut avouer aussi que le plan des lieux fourni avec la lettre n’était pas de la plus grande clarté. En fin de compte, le Poussin ne s’étonne plus du tout que les nobles ne soient pas venus prêter allégeance.



Si jamais vous trouvez un noble berrichon perdu, expédiez-le nous, nous en prendrons bien soin.





Soucieux de parfaire l’indépendance du Berry vis à vis de la Couronne de France, notre bon félon Alleaume a décidé d’un commun accord avec le Duc d’Anjou et le Comte d’Artois d’effectuer une réforme profonde des lois héraldique, et d’instaurer de nouvelles règles qui seront propres à ces trois Duchés et Comté. Ainsi a vu le jour un nouveau traité héraldique, qui remplacera en Berry les loys parisiennes.

Le Poussin n’a rien contre les réformes, mais se permet de souligner quelques points lui paraissant pertinent d’être développés :

Tout d’abord, le Poussin tient à féliciter le Baron Bubul27 pour sa nomination au poste de héraut du Berry.
« Art 1.5. L'assemblée de la noblesse et le régnant d'une province se concertent pour la nomination du héraut de leur province. Le Héraut peut être révoqué par le duc et l'assemblée nobiliaire (les deux doivent confirmer révocation). »
Le Poussin espère que cette fois, le héraut saura respecter la « neutralité de parti pris » qui incombe à sa charge comme mentionné dans ce traité « Art 1.2. En cas de guerre de sa province, le héraut doit conserver une position de neutralité. Les Duchés d'Anjou et de Berry dérogent à cette règle en imposant à son héraut de prendre les armes pour servir son Duc. » au lieu de simplement prendre parti tout en espérant paraître neutre comme il l’avait fait avant d’être révoqué de sa charge de héraut du Berry par l’hérauderie royale.
Le Poussin a d’ailleurs du mal à comprendre la logique de cet article, où une clause générale est définie, à savoir « En cas de guerre de sa province, le héraut doit conserver une position de neutralité », mais dont en sont exemptés deux signataires du traité sur trois.

« Art 4.3. […] Dans le Duché de Berry, les fiefs de retraite sont octroyés selon l'ordre suivant : 1 mandat = baronerie, 2 mandat - vicomté, 3 mandats = duché, 6 mandats = marquisat. »
Le Poussin se demande ce que peut bien être une « baronerie », mais pense qu’il peut s’agir soit d’une baronnie, soit d’une belle part de connerie.
Le traité a visiblement été ratifié par Alleaume, mais le Poussin se demande si ce traité n’a pas été créé de toutes pièces pour la satisfaction de l’ego du Duc d’Aigurande.
En effet, avec ses innombrables mandats de Duc de Berry, le Duc D’Aigurande est d’après cet article le seul en position d’obtenir un marquisat.
Par ailleurs, avec l’article « Art 2.4. L'assemblée de la noblesse berrichonne est présidée par le Duc de Berry et les nobles participent à la prise de décision par un vote selon leur rang: Seigneur/dame = 1 vote, Baron = 2 votes, Vicomte et marquis = 3 votes, Duc = 5 votes (l'ancien duc annobli marquis conserve son droit de vote de duc). », le rôle du Marquis est réduit au niveau du simple Vicomte, alors qu’il devrait être de rang plus élevé. Soit afin de discréditer les quelques rares marquis encore en vie, qui apprécieront au passage de constater le peu de respect porté par ce traité à leur titre pourtant prestigieux, soit afin de dissuader les futurs Ducs aspirant à un Marquisat d’aller jusqu’au bout de la procédure.
En conséquence, le Poussin se demande pourquoi au lieu de tant de complications, le titre de « Prince du Berry » gracieusement offert à Georgepoilu d’Aigurande n’a pas été créé de toutes pièces par une clause de ce traité.
Le Poussin a déjà une idée du blason :


« Art 2.3. Toute province peut se retirer unilatéralement du présent traité moyennant un préavis de 8 jours. »
Le Poussin se demande si la période d’essai de chaque impétrant sera de la même durée.

« Après votes à majorité absolue du Conseil Ducal et de l'Assemblée Nobiliaire,
Pour le Duché de Berry,
Alleaume de Niraco, Duc de Berry, »

Le Poussin ose sourire à la vue de ces mots. La mention « Après votes à majorité absolue du Conseil Ducal et de l'Assemblée Nobiliaire fieriste » aurait été plus exacte. Le félon Alleaume a certainement dû oublier que tous les nobles lui étant opposés politiquement se sont vu refuser l’accès aux locaux de l’Assemblée Nobiliaire berrichonne, et n’ont en conséquence pas pu participer au vote.

En conclusion, le Poussin estime que ce traité est quand même une sacrée blague, ne servant qu’à distribuer facilement les titres aux fieristes et leurs proches, afin de satisfaire leur soif de titres et flatter leur ego démesuré. Mais n’oubliez pas le proverbe : Titre mal acquis ne profite jamais.





Souvenez-vous ! Dans notre édition précédente traitant du début de la guerre en Berry, nous avions vanté les subtiles capacités militaires du capitaine du Berry de l’époque, le Baron Bubul qui, lors d’une charge à la tête du fameux régiment des « Lapinous montés » avait fauché les renforts berrichons en route pour prêter main forte aux troupes berrichonnes assiégées dans Bourges.

Mais là ne s’arrêtèrent point les exploits du vaillant guerrier. Alors que les armées coalisées étaient aux portes de Bourges, un nouveau conseil fut élu par la grâce des urnes. Bubul n’acceptait pas que dame Claire, dite « la Sauveuse du Berry » l’ait remplacé au poste de capitaine du Berry. Ne pouvant plus supporter sa présence « arriviste et opportuniste », il informa le conseil que, suite à l’arrivée de Claire à la caserne, le désordre le plus total y régnait, et menaça d’offrir Sancerre au Domaine Royal si elle n’était pas expulsée manu militari de la caserne. Aux dernières nouvelles, Sancerre est toujours berrichonne, et Claire est restée capitaine jusqu’à ce que le conseil ducal soit évincé lors de la prise du château.

Entre temps, après que le Duc Alleaume ait été déclaré félon à la Couronne de France, les armées du Domaine Royal sévirent à nouveau en Berry. Un soir à Sancerre, Bubul décida de monter héroïquement seul la garde devant les portes de la ville, sa bannière plantée près de lui, l’oriflamme flottant au vent. Comble de l’héroïsme, c’est justement cette nuit là que les armées coalisées prirent d’assaut les remparts de Sancerre. On eut du mal à recoller les morceaux de notre fier héros.

Après sa convalescence, Bubul fut appelé au secours d’une autre armée berrichonne en perdition en Poitou, celle de dame Kateline. Il rassembla son régiment et partit gaillardement à la rescousse des troupes berrichonnes en détresse. Pour tromper l’ennemi, il trouva futé de passer par la ville auvergnate de Montpensier, puis d’éviter tous les villages et bourgades suivants afin de ne point attirer l’attention. À partir de ce moment, personne ne put vraiment raconter ce qui se passa. Toujours est-il que le régiment de Bubul ne parvint jamais en Poitou, mais qu’on aperçut leur commandant battre en retraite à bride abattue sans regarder où il allait, suivi de près par dame Pandorha et sieur Altaïr dict « le furtif », pour se retrouver à son point de départ à Montpensier, les deux bras cassés. Certains émirent l’hypothèse qu’ils avaient rencontré un ours et pris peur. D’autres témoignèrent que le régiment était tombé sur un ost composé de soldats du Périgord-Angoumois et que le vaillant Baron avait préféré retraiter en conséquence, laissant son régiment se faire décimer. D’autres encore, qu’il avait ouï en cours de chemin que sa tête était mise à prix pour 100 écus – il paraît que pour dame Pandorha, c’était 50 écus seulement – et avait préféré fuir. Pour d’autres bien optimistes, le Baron avait oublié d’éteindre le feu du bivouac au départ de Montpensier, et qu’il était revenu pour accomplir consciencieusement cette tâche ô combien importante. Le Poussin estime que ce dernier cas devrait être écarté, ne pouvant expliquer les deux bras cassés, à moins que la marmite n’ait malencontreusement chuté sur les avant-bras de notre héros. Le mystère demeurera entier. Le poussin trouve par ailleurs que 100 écus pour la tête de Bubul, c’est bien cher payé.

Suite à tous ces évènements, le Poussin se demande si le Baron Bubul en a assez de la vie, s’il n’est pas un agent double infiltré au FIER pour le compte du Domaine Royal, ou s’il est vraiment si incompétent qu’il en a l’air militairement parlant.
Chers lecteurs, nous vous laissons vous faire votre propre idée !




Qui ne le sait pas déjà ? Au terme des prochaines élections, la Duchesse du Berry sera Claire, dame de Deols. Comment le savons-nous ? Parce que tout le monde le dit. Que ce soit la Duchesse Angélyque, d’autres membres du conseil de régence, ou même dame Elynne en taverne, tous clament haut et fort que Claire est la meilleure pour redresser le Berry et prendre la suite du conseil de régence. Nul ne tarit d’éloges sur sa loyauté envers le peuple berrichon, sa bienséance, ses compétences, et surtout sur son indépendance politique et son caractère incorruptible. Ce n’est pas pour rien, aux dires de son entourage proche, qu’elle est considérée comme la étant la « Sauveuse du Berry » depuis son retour fracassant du Périgord-Angoumois, au début de la guerre. La candidate parfaite, en somme.

À ce tableau idyllique, le Poussin a quelques objections à émettre :

  • Claire a voté pour Alleaume à l’élection du Duc de Berry en juillet dernier au lieu de le faire pour l’un des représentants de son parti. Le Poussin suppose qu’elle s’est trompée de bulletin.

  • Claire a signé la première déclaration de la noblesse fidèle à Alleaume, alors que ce dernier était déjà déclaré félon à la Couronne de France. Le Poussin pense que soit la dame de Deols ne sait pas lire soit celle-ci ne lit pas ce qu’elle signe. Dans les deux cas, ce peut être dommageable lorsqu’on aspire à la fonction suprême d’un duché. Pour sa défense, Claire aurait évoqué « n’avoir pas tous les éléments en main » lors de sa prise de position en faveur de Alleaume et que c’était une erreur. Autant dire qu’elle l’a soutenu sans le faire exprès.

  • Dernièrement, Claire aurait quitté le Berry pour le Poitou sur un coup de tête. Sur ce départ peu protocolaire, deux témoignages divergent. Pour certains, elle se serait une fois de plus disputé avec Bubul, et aurait tout quitté en claquant la porte, dont celle de l’Ost du Berry, pour partir vers le Poitou par dépit. Pour d’autres, elle serait allée en Poitou sur ordres d’Alleaume. Le Poussin a deux certitudes : Claire a effectivement démissionné – une fois de plus – de l’Ost du Berry, et ne fait pas grand chose autrement que sur un coup de tête.

  • Il semble que Claire n’ait pas décidé d’elle même de se présenter en tête de liste. C’est la somme des flatteries à son égard qui l’y a poussée. Le Poussin ose espérer que ce n’est ni un nouveau coup de tête, ni une cheville trop enflée. Le Poussin a mauvais souvenir de la dernière fois où, à l’été 1458 suite à certaines flatteries et chantages du FIER à son égard, le Berry avait frôlé une situation de blocage et de crise politique majeure.

  •    Enfin, certaines sources prétendraient qu’elle chercherait par tous les moyens à reconquérir un titre de Duchesse, perdu lors de son divorce avec un ancien Duc du Berry. Le Poussin lui conseille de ne pas aspirer à si peu, et de directement se marier au Duc d’Aigurande, qui devrait bientôt être marquis en application de la nouvelle législation héraldique berrichonne. Le Poussin suggère aussi à la dame de Deols de se présenter aux élections royales. Les Reynes de France ne faisant jamais long feu, ce titre lui permettrait de mourir en pleine gloire et non en guenilles dans le trou perdu où elle menace sans cesse de s’exiler si tout le monde est encore méchant avec elle. Et puis l’avantage d’une mort rapide, c’est que l’entourage est épargné.

    De ces faits, le Poussin ose émettre quelques doutes sur l’intégrité parfaite, les motivations réelles et les capacités de la dame de Deols à faire sortir le Berry à la fois du giron de la politique nauséabonde dans lequel le duché est englué, mais aussi rendre au Berry sa gloire d’antan.






Aux dernières nouvelles, tout le Berry serait en émois. Ou tout du moins, la gent masculine berrichonne. C’est une rumeur concernant une prétendue déclaration de la Duchesse de Charolais, Angélyque de la Mirandole, actuellement Juge de Berry au sein du conseil de régence du Berry, qui aurait déclenché cette vive émotion. La Duchesse, voulant rebondir sur l’annonce du conseil promettant que nul berrichon n’aurait à souffrir de la faim pendant la période de régence, se serait proposée pour nourrir tous les berrichons à son sein. Or nul en Berry – ni en France, d’ailleurs – ne peut ignorer que la plantureuse Duchesse est dotée de forts avantageux atouts pouvant faire se pâmer les mâles les plus coriaces, et dont la renommée est maintenant légendaire. De quoi déclencher de folles et soudaines passions. Mais le Poussin pense que cette vive émotion vient surtout du fait que les berrichons craignent de ne pas savoir à quel sein se vouer.

Le poussin a noté que suite à cette rumeur, quelques grivoiseries sur la belle sorties de fols esprits pleins d’espérances ont rapidement été composées.

Citation :
[hrp]Sur l’air de Framboise de Boby Lapointe.[/hrp]

Angélyque

Elle s'appelait Angélyque,
Mais on l'app'lait antalgique,
Une idée de son régent
Qu'en avait très peu pourtant
Des idées.
Elle nous servait à boire,
Dans un coin d'Sancerre sur Loire,
Et c'était une effusion
Elle avait un autre nom
Et puis d'abord pas question
De lui prendre le menton
D'ailleurs elle était d'Dijon
Quelle avanie.
Avanie et Angélyque,
Sont les mamelles du Berry.

« Davantage d’avantages
Avantagent d’avantage »
Lui dis-je quand elle revint
Avec ses seins bourguignons
Peu pudibonds
« Permets donc que je mignonne
Cett’ poitrine bourguignonne »
Mais elle m’a échappé
A pris du champ dans le pré
Je n’ai pas couru après
J’voulais pas qu’me monte au nez
La moutarde Dijonnaise
Moralité :
Avanie et mamelles,
Sont l’angélisme du Berry.


Le Poussin souhaite bien du plaisir à la Duchesse dans l’accomplissement de cette tâche.





Dimanche 17 juillet :
Je suis fatiguée de toutes leurs bêtises. Du coup, je vais en retraite à l’abbaye de Noirlac.

Lundi 18 juillet :
Je suis en retraite.

Mardi 19 juillet :
Je suis en retraite.

Vendredi 22 juillet :
Je suis en retraite.

Jeudi 18 août :
Je suis en retraite.

Mercredi 7 septembre :
Je suis en retraite.

Lundi 3 octobre :
Je suis en retraite.

Samedi 15 octobre :
Je sors de retraite. Ça commençait à sentir le renfermé.
Mon cher cousin Georginou me dit que nous avons gagné la guerre. Youpi, de toutes façons on gagne toujours, les autres sont trop nuls.

Dimanche 16 octobre :
Je rentre à Châteauroux. C’est horriiiible. On est en Touraine ! Il paraît qu’on a vendu la ville pour pouvoir se faire un peu de sous et pouvoir faire fonctionner le duché en remplacement des sous que Alleaume refuse de rendre. Mais il a raison ! C’est nos sous, d’abord !

Lundi 17 octobre :
Je vais en taverne. C’est horriiible. Ces abrutis finis veulent tous rester Tourangeaux, ils disent que le FIER n’a jamais eu de respect pour leur village. Mais c’est faux ! Le FIER a toujours aidé le village, c’est au contraire le village qui n’a jamais voulu aider le FIER en permettant à des non fieristes de devenir maires ! Tous des menteurs !



Rubrique nécrologique :
Le FIER a la grande douleur de vous faire part de la mort d’un éminent membre du parti, Thomasdeclerel, Duc de Dun le Roy. Le FIER loue le dévouement sans faille de cet illustre personnage, ayant merveilleusement bien servi le FIER, infiltré au sein des institutions royales pour la plus grande gloire du FIER. Thomas, on te regrettera. Félicitations à la Baronne Astérie, Secrétaire d’État du Berry, qui devra reprendre ce flambeau.
Fleurs et couronnes.

Vie du duché :
Délinquance sénile : Le Vicomte Gilgaalad aurait choqué la population castelroussine en tentant d'étrangler le sieur Robiin, le sergent de police de Châteauroux en taverne. Ce dernier aurait refusé une relation forcée avec dame Poumona.
Délinquance juvénile : Dame Poumona aurait été appréhendée par Robiin, sergent de police, pour prostitution en taverne. Le jeune sergent aurait déclaré : « c'était dur, mais je l'ai fait ! »

La compagnie Courant d’Ere publie les résultats décoiffants de son grand concours du bal des girouettes :
Dame Claire et Messire Alleaume auraient été élus Dame et Messire Girouette 1459, chacun ayant remporté haut la main dans leur catégorie (respectivement poids plume et poids lu) les épreuves de brassage d’air, de discours dans le vent, de paroles en l’air, et ayant subjugué par leur incroyable capacité à suivre chaque courant le plus arrangeant.

Batlleauman cherche qui lui a volé son masque de justicier.
Il paraîtrait que c’est Leilanator qui le lui aurait dérobé.

Un nouveau parti politique vient d’ouvrir ses portes : « Le Berry ».
Le Poussin note que « Le Berry » est un parti qui a tout compris : Désireux de représenter la majorité des berrichons et d’offrir une image fidèle du duché, « Le Berry » a dédié une salle de ses locaux à la jaspinade.
Le Poussin invite tous les berrichons à devenir membre de ce nouveau parti. En effet, vu les dorures criardes sur les murs des locaux, il est certain que ce parti ne connaît pas de crise et que nul membre ne manquera de rien. Le Poussin se demande même si, avec de tels moyens affichés, le félon Alleaume n’aurait pas financé ce parti pour en faire une façade pour ses activités politico-pécuniaires, afin de blanchir l’argent du duché restant dans ses poches au profit du FIER.

Le Baron Bubul, à nouveau héraut du Berry par la volonté du nouveau traité héraldique, serait en proie à un cruel dilemme. Il hésiterait entre le marquisat du Berry Occidental dit « l’Âgnerie » en paroisse de Braire, et le Duché-Pairie du sud-Berry dit « Château-Ruiné » en la paroisse de Saint-Georges-le-Filou comme fief de retraite pour Alleaume.
Pour l’aider à choisir, n’hésitez pas à lui écrire pour lui communiquer celui que vous préféreriez pour notre bon félon.
Toujours est-il que, aidé de Dame Pandorha, il en a déjà établi le blason. Celui-ci portera de « Rose Pando, à guignol brochant sur le tout et Ponant d’Or en chef », comme affiché ci-dessous :




On dit « La critique est aisée. » Parfois, on aimerait pouvoir dire « Si la critique se taisait. »

Les articles de ce journal sont absolument véridiques, ayant tous leur source auprès des rumeurs du Duc d’Aigurande.

La liberté d’expression ne s’use que quand on ne s’en sert pas.
Ce journal n’est pas anti-fieriste. Ils sont juste une source d’inspiration sans fin pour qui aime rire de la politique.
©1459 Le Poussin déchaîné, tous droits réservés.
Citation :
[hrp]Librement inspiré, et assaisonné à la sauce RR de, entre autres :

  • Le Canard Enchaîné,
  • Gossip Girl,
  • Framboise, couplets 1 et 4, Boby Lapointe,
  • Chroniques et citations de Vincent Roca,
  • Martine, Gilbert Delahaye et Marcel Marlier, éditions Casterman.

Un grand merci aux ljd fieristes – et aux autres aussi – pour leurs marionnettes infiniment caricaturables.
Un autre grand merci à mon âme damnée pour son inspiration encore plus délirante que la mienne.[/hrp]

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June

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MessageSujet: Re: Archives : Le Poussin Déchaîné (Berry)   Mer 9 Oct 2013 - 17:10

[RP] Norf ! Un torchon de plus s'attaquant à de pauvres gens

Cinquième publication :

Automne 1460. Péripéties berrichonnes.

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Alfred555



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Un crieur, en ville :
Le Poussin Déchaîné ! Aaaachetez le Poussin Déchaîné ! Hey ! Ne vous battez pas, il y en aura pour tout le monde !


Citation :

* NDLR : Basin = idiot, benêt, boulet, en berrichon.



Souvenez-vous ! Dans notre dernière édition, nous avions lors de la guerre royalo-ponanto-berrichonne vanté les époustouflantes compétences militaires du capitaine Bubul. Celui-ci s'était illustré lors de hauts faits d'arme consistant à charger au grand galop les renforts se portant à son aide, à battre en retraite devant un ours ou un putois – les circonstances de cet événement n'ont d'ailleurs à ce jour toujours pas été élucidées –  mais surtout, lors de son plus haut fait d'arme, lorsqu'il avait monté héroïquement la garde devant les remparts de Sancerre, uniquement accompagné de la bannière de son ost, et que toute l'armée coalisée l'avait chargé.

Il semble que cette mésaventure n'ait point endommagé la vaillance, la bravoure ni  peut-être la bêtise de notre cher capitaine qui a récemment décidé de récidiver en montant seul avec son oriflamme la garde sur les murs de Bourges, la capitale du duché du Berry. C'est là qu'on se demande si le baron Bubul retient les leçons, ou s'il aime seulement avoir mal. Toujours est-il qu'on a retrouvé au petit matin le fier capitaine  avec une poutre en travers de la figure, signe annonciateur d'un repos forcé.

Aucune armée n'ayant pris d'assaut la ville pendant la nuit, l'enquête a conclu que Bubul se serait fait passer à tabac par les miliciens de la ville. Ceux-ci auraient déclaré qu'ils étaient désolé, qu'ils avaient seulement agi par réflexe et qu'en plus, c'était trop tentant. Et d'ajouter que, désormais, ils faisaient aussi partie de la légende poutresque bubulienne.

Le Poussin attend avec impatience le dénouement judiciaire de cette affaire et ne doute pas que Bubul continuera à faire sa Une lors de futurs déboires divers et variés.






La rumeur veut que dernier Duc en date du Berry, dont la liste a été élue par un score typiquement berrichon de 100% des suffrages exprimés, serait un grand malade. Moult personnes l'ont vu parler seul, marchant sans but, gesticulant comme un forcené, comme pris dans une conversation vive et passionnée. Pour sa défense, le Poussin demande à ses lecteurs : « Qui n'a jamais parlé seul ? »

Le Poussin défend d'autant plus le Duc de Berry, le sieur Zelgius de la Rose Noire Champlecy, que celui-ci ne parle point seul. En effet, ces soit-disant excès de folie n'en sont point. Il ne converse ni avec son âme, ni avec lui-même. Mais à qui donc, alors ? La réponse est simple. Le Duc parle à sa fouine. N'avez-vous jamais parlé à votre chien, votre chat, votre poule ? « Au pied ! », ou « Petit petit petit... » Rien d'anormal.

Enfin... presque rien d'anormal. Car il semble que la fouine lui réponde. Une fouine savante, en quelque sorte. Glissée dans le col du Duc, celle-ci converse au creux de l'oreille avec son maître depuis son nids douillet, et est présente partout où va le sieur Zelgius. Que ce soit dans son lit, au conseil ducal ou même en salle du trône du Roy de France, la bestiole est présente. Voilà qui pourrait faire des jaloux ! Ou peut-être des jalouses ?

Il paraîtrait même que la fouine en question se serait très mesquinement gaussée de la récente mésaventure du capitaine Bubul, mimant comme vous pouvez le constater sur la gravure presque instantanée suivante, la défense héroïque et acharnée du militaire :



La Poussin constate que les fouines ont déjà droit de conseil auprès des dirigeant berrichons, et se demande si elle auront un jour droit de vote, et se verront récompenser de leurs bons et loyaux services par des titres de noblesses ainsi que les terres y afférent. Nul doute que le Roy sera fort enthousiaste d'apprendre l'existence de ses nouveaux sujets.






Depuis samedi matin, c'est l'effarement et la désolation à Bourges. Personne n'est en mesure d'expliquer la situation découverte au lever du soleil par des habitants encore mal réveillés. Le capitaine de l'armée de garnison, le baron Bubul, aurait été retrouvé devant la mairie, gisant au sol, son oriflamme non pas planté dans le fondement mais jeté négligemment au sol. Tout indiquerait qu'il aurait été chargé par la petite troupe des quatre miliciens municipaux. L'un des miliciens, interrogé, aurait déclaré qu'on leur aurait dit à la mairie avant le service que le capitaine était une sacrée tête à claques et que, après un début de soirée bien arrosé, ils n'avaient pu résister à la tentation de vérifier ce fait.

Par ailleurs, la mairie aurait entre temps été verrouillée, et la mairesse  de Bourges, dame Sephy, serait introuvable. Un aubergiste l'aurait vue partir en chariot pendant la nuit, escortée de quelques hommes en armes arborant des couleurs Auvergnates. Cette situation, si elle est avérée, ne serait pas sans rappeler quelques sombres heures des animosités ayant longtemps perduré entre le Berry et le Bourbonnais-Auvergne. La mairie aurait-elle été pillée par sa mairesse ? La mairesse serait-elle une agente infiltrée auvergnate ? La mairie étant toujours fermée, nous ne pouvons qu'établir des suppositions. Toujours est-il que des témoins auraient vu une petite troupe avec une femme sur une carriole aux environs de la ville de Bourbon.

De plus, dans la journée de samedi, de nouveaux panneaux auraient fleuri un peu partout dans Bourges indiquant à la population que la ville était attaquée, et qu'il fallait défendre à tout prix. Quelqu'un se serait-il ému du sort du pauvre capitaine berrichon ? Ou la ville aurait-elle été infiltrée par des ennemis du Berry, anticipant une reprise de la mairie par le duché ? Nul ne le sait encore vraiment. Aujourd'hui, dimanche, la mairie est toujours close, et aucun signe des autorités ducales n'indique qu'une prise de la mairie serait en préparation. La population attend toujours dans l'angoisse de l'inconnu une déclaration du Duc Zelgius, ou du porte parole ducal.

Il faut avouer que le Duc se trouve bien dans l'embarras. La mairesse de Bourges en fuite, dame Sephy, est  membre du même – et unique – parti politique berrichon que lui. Accessoirement, dame Sephy est aussi  sa tendre et douce épouse.  Zelgius saura-t-il fait la part des choses ? Si pillage et trahison sont avérés, traduira-t-il sa femme en justice ? La fera-t-il brûler sur un bûcher ? Ou s'empressera-t-il d'aller la rejoindre ? Seul l'avenir nous dira si un trône vaut bien un cul. À moins que ce ne soit l'inverse.







Beaucoup, en juillet dernier, s'étaient étonnés de voir paraître sur le panneau des annonces ducales berrichonnes le parchemin suivant :


Citation :
Nous,

George dit le poilu, Duc de Berry, Duc d'Aigurande, Vicomte de Saint Chartier et Baron de Noihan Vic

Et

Angelyque de la Mirandole, Duchesse de Bourgogne, Duchesse du Charolais, Vicomtesse de Mussidan, Baronne de Cruzy le Chastel et du Fleix, Dame de Soirans


Sans oublier les morts du passé, mais soucieux de l'avenir de nos enfants, nous tournons la page du passé, des événements qui ont fâché nos provinces pour regarder vers l'avenir, forts des liens noués lors des combats et difficultés, au nom de l'amitié aristotélicienne, nous engageons à amener nos provinces respectives à suivre le chemin de la réconciliation et du bon voisinage.

Nous veillerons à ce qu'une paix durable s'installe entre nos provinces, à ce que nos ressortissants respectent les lois de l'autre province lors de leur voyage

Nous levons à effet immédiat toute interdiction de circuler dans les terres dont nous avons la gestion.

Nous veillerons à ce que nos provinces se rapprochent culturellement et militairement pour un avenir serein pour que le sang de nos soldats ne coulent plus entre nous que pour nous entr'aider.

Cet engagement sur l'honneur est conclu sous le parrainage de notre sainte mère l'église en la présence du secrétaire primatial, évêque de Limoges, Monseigneur Angelo de Montemayor

Fait ce quatorze juillet de l'an mil quatre cent soixante

scel
Peu en Berry ont pu oublier la fabuleuse duchesse Angélyque de la Mirandole, juge du conseil de régence et d'occupation du Berry pendant la dernière guerre, qui avait fait sensation  en proposant d'offrir de sa personne pour résorber la famine qui sévissait à cette période dans le duché.
De ce fait, certains l'ont adorée et adulée comme d'autres ont pu l'abhorrer.
Pourquoi un tel rapprochement entre ces deux dirigeants, malgré les griefs passés de la guerre ?
Le Poussin a mené son enquête, et il semble que ce soit pour des raisons purement personnelles.

Depuis fort longtemps, le Duc Georgepoilu se pâmerait d'amour pour la Duchesse de la Mirandole. Et cette dernière n'aurait pas été insensible au poil du Duc. Pour preuve, des lettres fort intimes ont été retrouvées.

Des lettres ? Il est de notoriété publique que le Duc d'Aigurande a toujours froid aux mains, et porte en permanence de grosses moufles en laine de mouton de Saint-Aignan, ce qui l'empêche d'écrire correctement et proprement. De plus, le Duc dans son grand amour du royaume de France, ne communique qu'en berrichon, langage complètement incompréhensible pour qui n'est pas membre du parti politique de Georgepoilu. Vraisemblablement, le dit Duc s'est fait aider d'un copiste traducteur, pour écrire ses lettres, qui a fortement enrobé et magnifié le style. Celui-ci s'est manifestement bien amusé à écrire les lettres du Duc. L'une des lettres en question a été reproduite ici :


Citation :

Ô belle Angélyque,

Vous ne le savez pas, mais vous me plaisez. Vous allez comprendre :

Depuis la première fois où je vous ai vue je rêve, soir après soir, de faire la formidable escalade de vos deux mamelons fameux, de dresser vos deux seins suaves à faire transcender un régiment de fantassins déliquescents, de reluquer vos deux excroissances sculpturales, de mesurer vos deux protubérances charnues, de religieusement prier vos deux éminences érigées, de faire feu de vos deux boulets incendiaires, de contempler vos deux ballons de Guebwiller, d’attraper vos deux globes célestes, de m’offrir votre véritable cadeau de Noël mammaire, d’admirer le must du buste de notre époque, de faire la promenade de votre gorge plus visitée que celles du Tarn et du Verdon réunies, de parcourir vos deux tétons titanesques, de dompter vos deux nénés nénéphantesques, de vivre sur votre superbe balcon en encorbellement sans géranium ni balustrade avec vue sur la mère nourricière, de me pencher sur votre avant-scène pigeonnante, de siroter votre paire de maousses pamplemousses surdéveloppés, de réserver vos deux places de corbeille garnie, de regarder du fond de mes yeux vos deux lobes orbiculaires surcalibrés, de m’énivrer de vos deux flambants alambics distillants du désir en veux-tu en voilà, d’encorner vos deux cornues incarnates, de téter vos mamelles jumelles, de serrer vos rotoplots plantureux, d’illuminer vos deux hémisphères lunaires, de séparer vos deux coupoles polymorphes, de secouer votre paire de polochons en bataille, de me rattraper à vos bouées géantes pour béotiens ébahis, d’embrasser votre double coffre à bisous, de m’étendre sur vos deux coussinets de belle déhoussée, d’entourer vos deux révolutions sidérales, de faire trembler vos deux soulèvements de terrain, faire hoquet vos deux sursauts, faire rendre vos deux haut-le-corps, d’arrondir vos deux rotondités susmentionnées, de dévorer vos deux pièces montées, de prononcer vos deux tirades homériques, de jouer votre scénographie à deux pendants, de m’inspirer de votre répertoire à double lecture, autant dire que ce serait un bis repetita d'anthologie, d’allumer vos deux feux de la rampe, de combattre vos deux monstres sacrés.

Bref. Vous me plaisez.

Georgepoilu.

scel
Le Poussin s'attend à une prochaine intégration de la Bourgogne au territoire Berrichon.






15 octobre 1457 :
On est en guerre avec la Touraine. Je vais tous les poutrer avec mon armée !

17 octobre 1457 :
J'ai été poutré. Les vilains !

20 janvier 1457:
On part en pique-nique en Allemagne avec Tonton Gépé.

25 février 1457:
J'ai été poutré en tentant de piller un château germanique.

12 juin 1458 :
On m'a dit que je voyais la paille dans l'oeil de mon voisin, mais que je ne voyais pas la poutre dans mon œil. Je n'ai rien compris à cette remarque. Surtout qu'on ne m'a jamais poutré l'oeil.

32 février 1458 :
Je débute ma collection de poutres. J'espère bien l'agrandir.

29 mai 1459:
Je vais écrire mes mémoires.
Chapitre I : La théorie des poutres communicantes.

15 septembre 1459:
C'est à nouveau la guerre. Toujours contre ces vils tourangeaux. On va tous les poutrer !

29 septembre 1459 :
Je me suis fait poutrer par l'ensemble des armées ennemies. Je montais seul la garde devant Sancerre.
Ah les lâches !

30 septembre 1459 :
Je me repose et passe mon temps à compter les poutres qui jonches le champ de bataille.

15 novembre 1459 :
Je me suis fait poutrer par des périgourdins, en plein campagne. Il paraît que ma tête avait été mise à prix. Comme un vulgaire brigand !

16 novembre 1459 :
Ma douce et tendre Pando s'est faite poutrer aussi. On aura le temps de faire plein de petites poutrelles.

13 octobre 1460 :
J'ai été poutré par les miliciens de Bourges. Alors que j'étais de leur côté ! C'est injuste ! Personne ne m'aime !



Annonces diverses

À vendre, gros maillet en bois pour calmer sans fatigue politiciens turbulents.
À vendre, grosse poutre en bois pour calmer sans fatigue militaires trop confiants.

Grande expérience de l'oisiveté, remplacerait personne ne pouvant partir en vacances. S'adresser conseil ducal berrichon.

Fieriste isolé dans duché peu fréquenté serait reconnaissant à tout opposant de venir créer animation.

Étendard militaire berrichon ne supportant plus se faire malmener tous les quinze jours cherche reconversion, même pour draps de lits ou culotte courte.

On dit « La critique est aisée. » Parfois, on aimerait pouvoir dire «  Si la critique se taisait. »
Les articles de ce journal sont absolument véridiques, ayant tous leur source auprès des rumeurs du Duc d’Aigurande.


La liberté d’expression ne s’use que quand on ne s’en sert pas.
Ce journal n’est pas anti-fieriste. Ils sont juste une source d’inspiration sans fin pour qui aime rire de la politique.
©1460 Le Poussin déchaîné, tous droits réservés.
Citation :
[hrp]Librement inspiré, et assaisonné à la sauce RR de, entre autres :

  • Le Canard Enchaîné,
  • « Tirade des nénés » de Vincent Roca, Vincent Roca sucre les phrases, éditions Albin Michel,
  • L’Os à Moëlle, Pierre Dac, éditions Omnibus.
Un grand merci aux ljd fieristes – et aux autres aussi – pour leurs marionnettes infiniment caricaturables.
Un autre grand merci à ma relectrice pour son inspiration encore plus délirante que la mienne.[/hrp]

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